, ,

UN SEJOUR à VENISE

JAMAIS PLUS SANS VENISE partie I

 

Je ne me rappelle plus la première fois où j’ai vu Venise, certes jeune et amoureuse, et accompagnée par celui qui est toujours là, avec moi dans ma vie ! Mais cette ville n’était alors que simple décor où j’étais en scène avec elle pour séduire, elle ne m’intéressait pas vraiment. Et comme beaucoup de visiteurs,  j’étais rentrée dans cette attraction par un hall, tel dans un grand musée par le fameux « Canal Grande » ou « Canalazzo », comme l’appellent affectueusement les habitants de Venise!

De ballades en étreintes on repart de Venise comblé, en se vantant de dire à notre retour: « comment vous ne connaissez pas cette ville? Mais c’est à voir au moins une fois! » ; et oui la lagune devient vite un trophée qu’il faut garder pour appâter…

Et puis on y retourne toujours et toujours, dans mon cas  pour accompagner en tant que guide conférencière et communiquer auprès des voyageurs qui me suivent, ces sensations vénitiennes que l’on garde éternellement …L’envie de toujours arpenter son labyrinthe façonné par cette histoire tellement bouleversante ! Elle, qui se défendait comme se défendrait une femme d’être attaquée et menacée et qui pourtant aujourd’hui  n’en peut plus, elle est piétinée voir anéantie par les ogres du tourisme.

Tenez suivez-moi nous allons nous éloigner de cette place « San Marco » tellement belle, mais tellement folle et dégradée. Où sont passées les salles aux  grands miroirs au décor d’orfèvre et de verres les plus précieux et intouchables, remplacées par de vulgaire chinoiseries ?

Suivez-moi il faut s’en aller pour trouver ce qu’il reste encore de Venise.

Le matin tôt, car les hordes de touristes ne sont pas encore arrivées, il faut aller faire un tour à ce marché si connu si parfumé et si fréquenté; en traversant le pont du Rialto, nous serons comblés en découvrant l’antre de la cité des Doges au  » mercato della pescheria ». Nous serons immergés avec ces vénitiens matinaux, cherchant sur les étales le meilleur pour leur table! Poissons, légumes ou épices tout rappelle l’orient!

Jadis c’est sur ces quais que les marchands débarquaient déjà durant le moyen âge leurs cargaisons qu’ils entreposaient dans le Fondaco ou Foundouk (mot d’origine arabe) ! Vous savez, c’est la partie basse des palais, qui souvent est maintenant immergée par les « acque alte »!

Tiens Il n’est pas rare de trouver cet artichaut violet qui provient des îles voisines comme celle de Sant’ Erasmo! il est d’ailleurs cultivé biologiquement et vient d’être classé par l’association slow Food… il y a des recettes fabuleuses pour celui qui est amateur d’artichaut ; c’est mon cas ! Et justement j’aime bien finir cette journée dans un restaurant parmi les meilleurs de la ville, mais où il est bon de réserver, car c’est un lieu caché insolite et pourtant recherché par les épicuriens et les connaisseurs de la gastronomie vénitienne!

Mais Je dois l’avouer, Venise ne se partage pas !

Je m’explique, écartez-vous de la foule et marchez un peu seul(e), dans des endroits insolites, posez le plan et délaissez la boussole du temps; allez-y, ressentez là et  surtout méditez en laissant libre court à vos sens et à l’imaginaire…les émotions seront inoubliables!

On va suivre ses habitants ! Continuons la ballade, on va vite traverser ce canal naturel, long de près de 3800 mètres et large de 30 à 70 mètres,  c’est vraiment la plus belle  « strada » du monde, le grand canal divise ainsi la ville en deux parties en prenant une forme qui fait penser à un S renversé, c’est un spectacle émotionnant qui permet de revivre toute l’histoire de la  Serenissima ; à l’origine le Canal Grande  fut un  port pour le transport des marchandises au  Marché de Rialto, il était le centre vital pour le commerce de l’Etat dès le Moyen Âge, il devint l’endroit où les riches commerçants et les nobles, choisirent de projeter la construction de leur Résidences.

Et justement,  sur les rives de la « Pescheria » il y a un service « traghetto » soit une courte traversée du Canal Grande en gondole !

Sur l’autre rive du « canale grande », nous voilà déjà ailleurs …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *